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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 15:04

 

 

 

Les escroqueries à l’amour peuvent faire très mal au portefeuille. Mais cette fois, l’histoire, qui se déroule en région nantaise, a pris une tournure autrement plus dramatique. Un homme s’est donné la mort, en début de semaine.

La personne âgée est tombée dans un piège dont le principe est connu : un ou une escroc, voire un automate, souvent installé au Bénin ou en Côte d’Ivoire, approche ses proies par le biais des réseaux sociaux, des mails ou des sites de rencontre. Ici, le retraité a été contacté par un profil féminin, via Facebook.

Tous les deux échangent des messages au cours de ce mois de juillet, une relation sentimentale se noue. La femme explique ne pas avoir assez d’argent pour se nourrir. Le retraité, qui croit à ce moment qu’elle habite le sud de la France, lui verse 200 € en tickets PCS (1).

 

 

L’escroc lui a demandé de se dénuder

 

Le plan, consistant à séduire son interlocuteur et réclamer de l’argent sous de faux prétextes, est très élaboré. L’étape suivante, c’est une histoire d’héritage à 900 000 € qu’il faut récupérer, contre l’envoi de 400 €. La victime comprend qu’elle est train de se faire avoir et refuse. Mais le cyber-escroc, qui l’avait convaincu de se déshabiller, le fait chanter en menaçant de diffuser les images.

L’escroc, qui a réussi à obtenir le contact d’un membre de la famille du retraité – peut-être tout simplement en accédant au carnet d’amis sur Facebook –, lui dévoile cette relation par mail, et dit disposer de documents compromettants. Puis, il envoie à la victime des captures d’écran de cette discussion.

Le retraité se décide à aller porter plainte. Mais l’affaire vire au tragique quand, de retour au domicile, l’homme met fin à ses jours.

Les escroqueries à l’amour peuvent faire très mal au portefeuille. Mais cette fois, l’histoire, qui se déroule en région nantaise, a pris une tournure autrement plus dramatique. Un homme s’est donné la mort, en début de semaine.

La personne âgée est tombée dans un piège dont le principe est connu : un ou une escroc, voire un automate, souvent installé au Bénin ou en Côte d’Ivoire, approche ses proies par le biais des réseaux sociaux, des mails ou des sites de rencontre. Ici, le retraité a été contacté par un profil féminin, via Facebook.

Tous les deux échangent des messages au cours de ce mois de juillet, une relation sentimentale se noue. La femme explique ne pas avoir assez d’argent pour se nourrir. Le retraité, qui croit à ce moment qu’elle habite le sud de la France, lui verse 200 € en tickets PCS (1).

 

 

 

Une enquête qui s’annonce difficile

 

 

L’enquête ouverte après le dépôt de plainte du défunt, pour chantage à caractère sexuel (si elle est maintenue par la famille), s’avère d’ores et déjà compliquée. Sans surprise, l’adresse donnée dans le sud de la France n’existe pas.

Les enquêteurs, après réquisition judiciaire auprès de Facebook, pourront probablement remonter l’adresse IP de l’ordinateur. Mais retrouver l’auteur, dont la responsabilité restera à démontrer, équivaut à écumer nombre de cybercafés à l’étranger. Le système d’arnaque mis en place dans ces pays d’Afrique francophone fait en effet œuvrer des équipes non-stop, dans des centres d’appels.

Face à ces « brouteurs », pros de l’escroquerie sur Internet, les autorités, dans un rôle préventif, rappellent « qu’il ne faut pas accepter des demandes de contacts de la part de correspondants qu’on ne connaît pas. Il ne faut jamais faire de révélations qui pourraient donner lieu à un chantage, ni envoyer de photos ou de coordonnées bancaires ».

 

 

(1) Les tickets PCS sont des cartes de paiement prépayées, vendues dans les bureaux de tabac, dont le plafond est limité par le montant que l’on crédite via les coupons de recharge. Intraçables, ils sont notamment utilisés pour envoyer de l’argent dans d’autres pays. C’est l’un des outils préférés des escrocs qui créditent leur carte PCS avec l’argent de leurs victimes.

Pour lire  l'article cliquez sur le lien : http://urlr.me/J3vHX

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 11:30

 

 

 

Depuis plusieurs mois, la maman de Marielle* est victime d'un faux amoureux manipulateur sur Internet.

Elle a extrêmement peur qu'elle ne se ruine pour lui et tombe en dépression.

Par Thierry Roussin

 

 En fin d’année 2017, Marielle a observé que sa mère entretenait une relation par le biais d’Internet. « Au début, je n’étais pas trop inquiète mais je me disais qu’il fallait que je reste vigilante ». Mais très vite elle constate que cette relation est toxique et que sa mère, âgée de 71 ans, est sous l’emprise d’un « brouteur » (1).

 

Chantage et argent

 

En regardant de près les conversations, Marielle remarque qu’il est principalement question d’argent, de sentiment et de chantage.

 

« Dans un message par exemple, il lui dit que si elle arrête d’envoyer de l’argent, il ne pourra plus se connecter et leur histoire d’amour ne pourra pas continuer ».

 

La retraitée, veuve, est rapidement tombée sous le charme de ce bel homme de 46 ans qui, peu de temps après l’avoir contactée sur une célèbre messagerie, lui a envoyé un bouquet de fleurs. Le petit cadeau à 35 euros fait son effet et il y ajoute un ingrédient pour l’alpaguer encore mieux.

 

« Dans les messages, on voit qu’il sait parfaitement y faire avec elle. Il lui dit qu’elle est extraordinaire et qu’il ne peut pas se passer d’elle ». Résultat, elle devient totalement dépendante de cet homme fantôme. Quand elle n’a pas de message de lui, elle ne va pas bien, elle est en panique et elle ne dort plus. Elle est complètement sous son emprise et elle gobe tout ». Un des techniques des « brouteurs » est de laisser penser qu’ils sont dans la galère. Celui-ci a fait croire qu’il a été victime d’une intoxication alimentaire en Afrique et l’hôpital lui réclame 900 euros. La maman de Marielle lui explique que « ce n’est pas possible, je t’ai déjà envoyé 600 euros hier ». Immédiatement, il se pose en victime et reproche « de ne pas te soucier de moi ».

 

 

« Elle a coupé les ponts »

 

Selon les calculs de Marielle, sa maman aurait déjà envoyé 7 000 euros à son « brouteur », « mais il est tout à fait possible que ce soit davantage ». Elle se dit très inquiète pour elle parce qu’elle est dépressive.

 

« Des amis ont tenté de l’alerter et de lui dire qu’il s’agissait d’une arnaque mais elle a coupé les ponts. Elle ne veut plus voir grand monde, elle s’enferme dans son histoire avec cet homme ».

 

La grande crainte de Marielle est que sa maman vide ses comptes et, pire, « qu’elle fasse ensuite des crédits à la consommation pour continuer à envoyer de l’argent. Si c’est le cas, avec sa petite retraite elle ne va pas s’en sortir ». Si la retraitée stoppe les envois, l’homme va très probablement la laisser tomber. « Que va-t-il se passer pour ma mère quand cela va arriver ? Elle risque de sombrer psychologiquement et on ne sait pas comment cette histoire peut se terminer ». Il faut mettre fin à ce drame, mais comment ?

 

 

« J’attends beaucoup du tribunal »

 

Marielle a remué ciel et terre pour tenter d’alerter les autorités et obtenir de l’aide. « Au début, il faut bien dire que j’avais le sentiment d’être très seule face à ce problème. La gendarmerie ne pouvait pas m’aider puisque c’est ma mère qui devait porter plainte contre cet homme ». Évidemment, elle ne peut s’y résoudre.

 

« Au greffe du tribunal on m’a expliqué qu’il fallait un certificat d’un médecin agréé par leur service pour faire reconnaître le fait que ma mère ne pouvait pas gérer sa vie. On m’a aussi dit que ma mère devait voir un psychiatre mais, évidemment, elle n’a pas accepté car elle estime qu’elle n’a pas de problème ».

 

Finalement, Marielle s’est directement adressé au procureur de la République qui, actuellement, fait évoluer le dossier.

 

« Normalement, il doit y avoir une audience en juin et j’espère que le tribunal va demander une vérification des comptes de ma mère pour savoir si d’autres personnes ne profitent pas de sa naïveté ».

 

Au-delà de cette analyse des comptes, Marielle pense que « le mieux pour ma mère serait qu’elle soit sous tutelle pour la protéger. Cela permettrait déjà qu’elle coupe tout contact avec cet homme qui aujourd’hui la rend très vulnérable ».

 

Dans son malheur, cette retraitée a au moins la chance d’avoir une fille pour l’aider à sortir d’une spirale infernale. Toutes les victimes ne peuvent en dire autant et finissent ruinées, financièrement et psychologiquement.

 

*Il s’agit d’un prénom d’emprunt

 

(1) Le « brouteur » est un cyberescroc, c’est-à-dire un criminel du numérique exploitant essentiellement la naïveté, la cupidité en usant d’une arme secrète et redoutable, la manipulation.

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